le blog de karine

au fil de mes lectures et de mes aventures tricotesques

12 janvier 2007

côté lecture

rh_suséd. : P.O.L.
Date :09/2006

Bluffant !

En achetant le livre, j'y croyais moyen. D'ailleurs, je l'ai acheté soldé, histoire d'être moins déçue.Les quelques lignes de la quatrième de couverture évoquant le thème principal d'une maison de retraite, de singe clandestin n'éveillaient pas en moi une curiosité manifeste.
Et puis à la lecture ce fut la surprise immédiate. Le ton est donné dés les premiers chapitres : originalité dans la construction de l'histoire et de la narration, sous le signe de la drolerie et de l'univers complétement barré des petites pistes de réflexion sont lançées.

Au final pas du tout déçue, et certainement fidélisée pour un second roman.


zazieéd: Gallimard
Coll. : Folio
Date : 04/2000

Croustillant à souhait !
Un vrai rafraichissement, une poilade garantie, y'a tout la-dedans : la verve; la poésie, les calembours; la gouaille, les personnages pittoresques et les situations rocambolesques qui vont avec.
Un ptit bonheur de lecture .

TULISKOITULISKOITULISKOI



2847420916

Posté par karinekarine à 19:31 - LECTURE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juillet 2006

Chronique lecture de Juillet

Cette chronique est un lieu d'échange.
Elle naît de ma frustration de lectrice de ne pas pouvoir partager mes lectures avec mon entourage proche qui ne lit pas ou peu, ou pas les mêmes choses, ou on s'en fout ou encore un livre de qui ? ah oui j'aime pas.
Alors sans aucune prétention, sans vouloir jouer à la nouvelle critique littéraire du net, je souhaiterais à travers cette chronique, évoquer mes impressions sur les lectures de mon quotidien, savoir si les autres partagent ou désaprouvent mes sentiments et surtout béneficier des conseils et réferences de lecteurs assidus ou non.

So british !


lodgeblgéditeur : Rivages
coll. Bibliothèque étrangère
date : 1993

Prenez un microcosme par exemple l’univers des conférenciers universitaires, identifiez -le par ces éléments de base : flopée de personnages atypiques, intellectuels et pervers, sexe, mensonge, vanité, trahison, quête pour le pouvoir, complétez-le par une pointe d’exotisme comme un voyage à travers le monde et ses bas fonds et surtout ajoutez-y une bonne dose d’humour à l’anglaise et vous obtenez quoi ?
Une lecture distrayante, qui sent le vécu à plein nez et qui vous fait penser que vous êtes peut être pas conférencière universitaire mais temps mieux !

 

La phrase qui tue : « les bureaux des professeurs sont fermés à clé et dans les secrétariats des départements, les secrétaires désoeuvrées, tricotent, cancanent et collent aux murs des cartes postales que leurs amies plus chanceuses leur ont envoyés de Cornouailles ou de or fou »

 

Les tricoteuses ont bien changé depuis mon cher ami !



So Duras !

durasblgéditeur :Gallimard

coll. : folio

date : 1989

 

C’est le cinquième roman que j’ai lu de la grande dame. Et je peux dire que j’ai encore été séduite.
Dés les premières lignes le ton est donné : l’atmosphère lourde et caniculaire règne, les paysages paradisiaques deviennent un enfer, les personnages sont complexes, tristes, obsédés et nouent des relations tendues et intenses et le rythme s’impose par des dialogues composés de phrases courtes, simples, incisives, ouvertes (j’imagine) sur des grandes plages de silence.
Bon je sais, la façon dont j’en parle ça donne pas trop envie, mais à chaque fois que je commence un livre de Duras, je me dit : tiens ça faisait longtemps, ben ça m’avais manqué.
Je ne suis qu’a mon cinquième livre de cet auteur mais sans pouvoir l’expliquer je crois que quand on en a goûté on peut plus sans passer. Ce qui me plait le plus c’est que j’ai l’impression de lire un film.

 

La phrase qui tue : Elle courut s’habiller dans la salle de bains. Sara alla voir l’enfant. Une fois de plus la fenêtre était fermée. Elle l’ouvrit et revint vers l’enfant. Elle se coucha au pied du lit sur les dalles fraîches de la chambre ….

 

Vraiment so duras !


 

So gore !

grang_blg

éd : Le livre de poche

date : 2006

 

Ce cinquième opus grangéien ne déroge pas à la règle. Très efficace. J’ai retrouvé un univers scabreux en puissance, des personnages écorchés vifs par la dureté de la vie, un contexte oppressant : une Asie du sud-est racoleuse, malsaine, violente, berceau du mal et un sujet original : dans la tête d’un tueur en série.
Encore une fois, je suis tombée dans le panneau.
A croire que mon esprit retors aime se faire du mal. Chaque jour j’avais besoin de ma petite dose de roman noir. Quelque fois dans des moments cruciaux de l’histoire, impossible de décrocher, même au boulot, entre deux coups de téléphone, tapie derrière une pile de dossier et de photocopies je plongeai dans cette histoire glauque.
Malgré un temps d’adaptation les 100 premières pages (j’ai fait un blocage sur le nom du tueur : jacques reverdi. Dés que je lisais ce nom, j’avais la chanson du maçon de nougaro qui me trottait dans la tête. Il a fallu que je vérifie et que je me rende compte que nougaro parle de jacques audiberti et qui n’avait donc rien à voir avec le killer de grangé ) et donc après avoir éloigné de mon esprit jacques audiberti, qui n’avait rien à foutre ici, ben j’ai bien aimé ce livre de suspense (mot qui doit être lu avec prononciation à la française) et je rejoins l’avis d’Agapanthe sur ce point comment j’aimerais pas être dans la tête de ce grangé !

 

La phrase qui tue : ( Y en as pas mais en échange y a un tueur en série qui a tué, alors c’est kif kif !)

TULISKOITULISKOITULISKOI



hadjiblgma saga estivale !

Posté par karinekarine à 20:09 - LECTURE - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2006

Chronique lecture de juin

Cette chronique est un lieu d'échange.
Elle naît de ma frustration de lectrice de ne pas pouvoir partager mes lectures avec mon entourage proche qui ne lit pas ou peu, ou pas les mêmes choses, ou on s'en fout ou encore un livre de qui ? ah oui j'aime pas.
Alors sans aucune prétention, sans vouloir jouer à la nouvelle critique littéraire du net, je souhaiterais à travers cette chronique, évoquer mes impressions sur les lectures de mon quotidien, savoir si les autres partagent ou désaprouvent mes sentiments et surtout béneficier des conseils et réferences de lecteurs assidus ou non.

echenozlivblgéd : éditions de minuit
date : je sais pas je le trouve plus je dirais 1999
Alors moi quand je lis un titre comme ça je peux pas m’empêcher de faire de l’humour à deux balles mais rassurez-vous je vous épargne ça.
Ce livre se lit très facilement, malgré ma phase état second qui fait que j’ai beaucoup de mal à me concentrer en ce moment, je l’ai lu en étant assez réceptive au ton donné par le narrateur  à savoir un certain recul  du raconteur critique, qui se prend pas trop au sérieux, ce côté là m’a plu.

Pour l’histoire, on suit la tranche de vie d’un cinquantenaire ou quarantenaire, galeriste d’art en pleine remise en question. Donc rien de vraiment palpitant oui mais c’est sans compter sur l’intrigue, et là je dis bravo, bravo au rebondissement à

la Echenoz

, avec sa petite intrigue de rien du tout qui paye pas de mine mais qui se laisse tranquillement siroter jusqu’ au bout.Toutefois, je dis super dommage le bouquin qui vieillit pas trop bien et qui perd toute crédibilité sur certaines actions du genre il se commanda à manger par minitel.Et par contre je dis « nul l’éditeur » de mettre en quatrième de couverture les critiques littéraires parues dans les magazines car vraiment j’ai l’impression qu’elles sont à côté de la plaque (où c’est moi qu’est trop con pour les comprendre) mais une chose est sûre elles sont nulles pour faire passer ce qu’elle veulent dire mais je m’égare là.

Donc pour finir, je dis parce que moi je dis toujours beaucoup de choses, ben que y a plus de peur que de mal. Car pour moi Echenoz, ça me faisait peur,  pourquoi ? parce que Edition de minuit, parce que depuis un cours de littérature contemporaine je l’associais à Pascal Quignard (avec qui j’ai beaucoup de mal) et puis en fait non, c’était plutôt tranquille à lire, effectivement ça n’a pas susciter chez moi un grand bouleversement ni une grande réflexion mais ça m’a quand même donné envie d’aller voir plus loin dans l’œuvre de cet auteur.


aliblgéd : 10/18

coll : domaine étranger

date : 04/2006


 

Samossas, carry de lentilles, riz à l'indienne,...

Non ce livre n'est pas un livre sur la cuisine indienne
mais belle et bien un roman Certes un roman qui m'a donné une fringale démoniaque et qui au-delà de ça m’a laissée un peu indifférente je ne sais pas, peut être j’ai eu du mal à m’identifier ou peut être que j’avais pas envie de ça bref je crois que je suis passée un peu à côté.

Il n’empêche que pour moi la qualité de ce livre ne réside pas trop dans le sujet à savoir l’immigration et l’émancipation d’une femme immigrée pakistanaise mais plus dans la forme car cette histoire est à l’opposé du témoignage poignant et revendicateur. Elle se veut sincère, simple et donc par là touchante. Avec une petite dose d’humour et de clichés par ci, une petite dose de drame et de romantisme par là, cette histoire change un peu du style habituel, dédramatise un peu le sujet par la forme.

tuliskoi3tuliskoi4tuliskoi5

rp069et je me fends bien la poire !!

Posté par karinekarine à 13:48 - LECTURE - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2006

La chronique lecture de mai

Cette chronique est un lieu d'échange.
Elle naît de ma frustration de lectrice de ne pas pouvoir partager mes lectures avec mon entourage proche qui ne lit pas ou peu, ou pas les mêmes choses, ou on s'en fout ou encore un livre de qui ? ah oui j'aime pas.
Alors sans aucune prétention, sans vouloir jouer à la nouvelle critique littéraire du net, je souhaiterais à travers cette chronique, évoquer mes impressions sur les lectures de mon quotidien, savoir si les autres partagent ou désaprouvent mes sentiments et surtout béneficier des conseils et réferences de lecteurs assidus ou non.

interlude piscicole (j'aime beaucoup les interludes)

poissons2_45poissons2_48poissons2_46poissons2_47

gaud_31
éditeur : ACTES SUD
coll. BABEL
date : mars 2006

Vous connaissez l’expression « ça glisse comme dans du beurre » ?

Retirez toute connotation salasse de votre esprit, si j’utilise volontairement cette expression, c’est qu’en règle générale les livres de Laurent Gaudé me font cet effet là.
Je m’explique ;  chez cet auteur j’apprécie beaucoup le style, à savoir une écriture épurée, simple mais souvent emprunt de jolies images, je ne sais pas comment le traduire mais je me laisse complètement porter, ce n’est jamais une lutte comme ça peut l’être parfois avec d’autres auteurs, dont le thème ou l’histoire ne m’accroche pas. Ici, en particulier l’histoire ne m’a transportée, je n’ai pas été trop sensible à ce portrait de famille italienne, peut être un peu plus touchée par l’évocation de cette Italie du Sud rurale, recluse, vivant au rythme de la terre.

Pourtant je l’ai lue sans déplaisir, ça c’est l’effet Gaudé sur moi.Je suis page par page me laissant porter et séduire plus par les mots que par l'histoire.

Cependant je ne peux évoquer cet auteur sans parler de cet autre livre qui m'a sacrément marqué: « La mort du Roi Tsongor ». Là je m’ appuie sur mes souvenirs car je l’ai lue il y a un ptit moment déjà, mais je crois que j’ai trouvé ça merveilleux .
Merveilleux au sens premier du terme à savoir une histoire étonnante par son étrangeté et son côté extraordinaire. C’est une histoire d’un autre temps pleine de poésie. C'est une tragédie grecque à l'africaine. une histoire envoutante qui nous emporte comme les chants traditionnels africains peuvent le faire.


yoko31éditeur : ACTES SUD

coll. : BABEL

date : juin 2005

 

 

Court roman nippon, qui à mon avis est difficilement classable et conseillable (conseillable : mot qui n’existe pas mais que je veux quand même utiliser). Où alors je suis passer à côté d’un truc incroyable et là il faut me le prouver.
Je trouve que c’est un roman neutre, du genre on peut passer à côté sans le lire c’est pas grave et on peut prendre le temps de le lire (une matinée y a que 95 pages) et là aussi c’est pas grave.L’histoire (la rencontre d’un homme et d’une femme), le contexte (l’univers de la taxidermie, le décor (un laboratoire dans un pensionnat de jeune fille à l’abandon), les personnages (des nippons originaux ), l’association de tous ces éléments crée effectivement une atmosphère particulière et assez originale. Un mystère se lève, une relation énigmatique se crée entre les personnages, pour aboutir où ? ça j’en sais toujours rien. En faite y a pas de fin, c’est une porte ouverte à imaginer la suite.

 Alors ce court roman je le classerais dans bizarrerie et dommage pour ceux qui aiment ou ont besoin d’une fin digne de ce nom, d’une chute pas à la mord moi le nœud (pas sûre de l’orthographe de cette expression), d’un vrai happy end, d’une morale ou d’une conclusion, parce que là forcément ils seront hyper frustrés.

tuliskoituliskoi1tuliskoi2


echenoz34En ce moment je lis ça,

petit achat de ma dernière brocante.

Posté par karinekarine à 20:05 - LECTURE - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1