12 janvier 2007
côté lecture
Bluffant !
En achetant le livre, j'y croyais moyen. D'ailleurs, je l'ai acheté soldé, histoire d'être moins déçue.Les quelques lignes de la quatrième de couverture évoquant le thème principal d'une maison de retraite, de singe clandestin n'éveillaient pas en moi une curiosité manifeste.
Et puis à la lecture ce fut la surprise immédiate. Le ton est donné dés les premiers chapitres : originalité dans la construction de l'histoire et de la narration, sous le signe de la drolerie et de l'univers complétement barré des petites pistes de réflexion sont lançées.
Au final pas du tout déçue, et certainement fidélisée pour un second roman.
éd: Gallimard
Coll. : Folio
Date : 04/2000
Croustillant à souhait !
Un vrai rafraichissement, une poilade garantie, y'a tout la-dedans : la verve; la poésie, les calembours; la gouaille, les personnages pittoresques et les situations rocambolesques qui vont avec.
Un ptit bonheur de lecture .
12 juillet 2006
Chronique lecture de Juillet
Cette chronique est un lieu d'échange.
Elle
naît de ma frustration de lectrice de ne pas pouvoir partager mes
lectures avec mon entourage proche qui ne lit pas ou peu, ou pas les
mêmes choses, ou on s'en fout ou encore un livre de qui ? ah oui j'aime
pas.
Alors sans aucune prétention, sans vouloir jouer à la nouvelle
critique littéraire du net, je souhaiterais à travers cette chronique,
évoquer mes impressions sur les lectures de mon quotidien, savoir si
les autres partagent ou désaprouvent mes sentiments et surtout
béneficier des conseils et réferences de lecteurs assidus ou non.
So
british !
éditeur : Rivages
coll. Bibliothèque étrangère
date : 1993
Prenez
un microcosme par exemple l’univers des conférenciers universitaires,
identifiez -le par ces éléments de base : flopée de personnages atypiques,
intellectuels et pervers, sexe, mensonge, vanité, trahison, quête pour le pouvoir, complétez-le par une pointe
d’exotisme comme un voyage à travers le monde et ses bas fonds et surtout
ajoutez-y une bonne dose d’humour à
l’anglaise et vous obtenez quoi ?
Une
lecture distrayante, qui sent le vécu à plein nez et qui vous fait penser que
vous êtes peut être pas conférencière universitaire mais temps mieux !
La
phrase qui tue : « les bureaux des professeurs sont fermés à clé et dans les secrétariats des
départements, les secrétaires désoeuvrées, tricotent, cancanent et collent aux
murs des cartes postales que leurs amies plus chanceuses leur ont envoyés de Cornouailles
ou de or fou »
Les tricoteuses ont bien changé depuis mon cher ami !
So Duras !
coll. : folio
date : 1989
C’est
le cinquième roman que j’ai lu de la grande dame. Et je peux dire que j’ai
encore été séduite.
Dés
les premières lignes le ton est donné : l’atmosphère lourde et caniculaire
règne, les paysages paradisiaques deviennent un enfer, les personnages sont
complexes, tristes, obsédés et nouent des relations tendues et intenses et le
rythme s’impose par des dialogues composés de phrases courtes, simples,
incisives, ouvertes (j’imagine) sur des grandes plages de silence.
Bon
je sais, la façon dont j’en parle ça donne pas trop envie, mais à chaque fois
que je commence un livre de Duras, je me dit : tiens ça faisait longtemps,
ben ça m’avais manqué.
Je
ne suis qu’a mon cinquième livre de cet auteur mais sans pouvoir l’expliquer je
crois que quand on en a goûté on peut plus sans passer. Ce qui me plait le plus
c’est que j’ai l’impression de lire un film.
La
phrase qui tue : Elle courut s’habiller dans la salle de bains. Sara alla
voir l’enfant. Une fois de plus la fenêtre était fermée. Elle l’ouvrit et
revint vers l’enfant. Elle se coucha au pied du lit sur les dalles fraîches de
la chambre ….
Vraiment so duras !
So
gore !
éd : Le livre de poche
date : 2006
Ce
cinquième opus grangéien ne déroge pas à la règle. Très efficace. J’ai retrouvé
un univers scabreux en puissance, des personnages écorchés vifs par la dureté
de la vie, un contexte oppressant : une Asie du sud-est racoleuse,
malsaine, violente, berceau du mal et un sujet original : dans la tête
d’un tueur en série.
Encore
une fois, je suis tombée dans le panneau.
A
croire que mon esprit retors aime se faire du mal. Chaque jour j’avais besoin
de ma petite dose de roman noir. Quelque fois dans des moments cruciaux de
l’histoire, impossible de décrocher, même au boulot, entre deux coups de
téléphone, tapie derrière une pile de dossier et de photocopies je plongeai
dans cette histoire glauque.
Malgré
un temps d’adaptation les 100 premières pages (j’ai fait un blocage sur le nom
du tueur : jacques reverdi. Dés que je lisais ce nom, j’avais la chanson
du maçon de nougaro qui me trottait dans la tête. Il a fallu que je vérifie et
que je me rende compte que nougaro parle de jacques audiberti et qui n’avait
donc rien à voir avec le killer de grangé ) et donc après avoir éloigné de mon
esprit jacques audiberti, qui n’avait rien à foutre ici, ben j’ai bien aimé ce
livre de suspense (mot qui doit être lu avec prononciation à la française) et
je rejoins l’avis d’Agapanthe sur ce point comment j’aimerais pas être dans la
tête de ce grangé !
La phrase qui tue : ( Y en as pas mais en échange y a un tueur en série qui a tué, alors c’est kif kif !)
17 juin 2006
Chronique lecture de juin
Cette chronique est un lieu d'échange. la Echenoz
Elle
naît de ma frustration de lectrice de ne pas pouvoir partager mes
lectures avec mon entourage proche qui ne lit pas ou peu, ou pas les
mêmes choses, ou on s'en fout ou encore un livre de qui ? ah oui j'aime
pas.
Alors sans aucune prétention, sans vouloir jouer à la nouvelle
critique littéraire du net, je souhaiterais à travers cette chronique,
évoquer mes impressions sur les lectures de mon quotidien, savoir si
les autres partagent ou désaprouvent mes sentiments et surtout
béneficier des conseils et réferences de lecteurs assidus ou non.
éd : éditions de minuit
date : je sais pas je le trouve plus je dirais 1999
Ce
livre se lit très facilement, malgré ma phase état second qui fait que j’ai
beaucoup de mal à me concentrer en ce moment, je l’ai lu en étant assez
réceptive au ton donné par le narrateur à savoir un certain recul du raconteur critique, qui se prend pas trop
au sérieux, ce côté là m’a plu.
Pour l’histoire, on suit la tranche de vie
d’un cinquantenaire ou quarantenaire, galeriste d’art en pleine remise en
question. Donc rien de vraiment palpitant oui mais c’est sans compter sur
l’intrigue, et là je dis bravo, bravo au
rebondissement à
Donc pour finir, je dis parce que moi je dis toujours beaucoup de choses, ben que y a plus de peur que de mal. Car pour moi Echenoz, ça me faisait peur, pourquoi ? parce que Edition de minuit, parce que depuis un cours de littérature contemporaine je l’associais à Pascal Quignard (avec qui j’ai beaucoup de mal) et puis en fait non, c’était plutôt tranquille à lire, effectivement ça n’a pas susciter chez moi un grand bouleversement ni une grande réflexion mais ça m’a quand même donné envie d’aller voir plus loin dans l’œuvre de cet auteur.
coll : domaine étranger
date : 04/2006
Samossas, carry de lentilles, riz à l'indienne,...
mais
belle et bien un roman Certes un roman qui m'a donné une fringale démoniaque et qui au-delà
de ça m’a laissée un peu indifférente
Il n’empêche que pour moi la qualité de ce livre ne réside pas trop dans le sujet à savoir l’immigration et l’émancipation d’une femme immigrée pakistanaise mais plus dans la forme car cette histoire est à l’opposé du témoignage poignant et revendicateur. Elle se veut sincère, simple et donc par là touchante. Avec une petite dose d’humour et de clichés par ci, une petite dose de drame et de romantisme par là, cette histoire change un peu du style habituel, dédramatise un peu le sujet par la forme.
et je me fends bien la poire !!
18 mai 2006
La chronique lecture de mai
Cette chronique est un lieu d'échange.
Elle naît de ma frustration de lectrice de ne pas pouvoir partager mes lectures avec mon entourage proche qui ne lit pas ou peu, ou pas les mêmes choses, ou on s'en fout ou encore un livre de qui ? ah oui j'aime pas.
Alors sans aucune prétention, sans vouloir jouer à la nouvelle critique littéraire du net, je souhaiterais à travers cette chronique, évoquer mes impressions sur les lectures de mon quotidien, savoir si les autres partagent ou désaprouvent mes sentiments et surtout béneficier des conseils et réferences de lecteurs assidus ou non.
interlude piscicole (j'aime beaucoup les interludes)

éditeur : ACTES SUD
coll. BABEL
date : mars 2006
Vous connaissez l’expression « ça glisse comme dans du beurre » ?
Retirez toute connotation salasse de votre esprit,
si j’utilise volontairement cette expression, c’est qu’en règle générale les
livres de Laurent Gaudé me font cet effet là.
Je m’explique ; chez cet auteur j’apprécie beaucoup le style,
à savoir une écriture épurée, simple mais souvent emprunt de jolies images, je
ne sais pas comment le traduire mais je me laisse complètement porter, ce n’est jamais une lutte comme ça peut l’être parfois avec d’autres
auteurs, dont le thème ou l’histoire ne m’accroche pas. Ici, en particulier
l’histoire ne m’a transportée, je n’ai pas été trop sensible à ce portrait de
famille italienne, peut être un peu plus touchée par l’évocation de cette Italie
du Sud rurale, recluse, vivant au rythme de la terre.
Pourtant je l’ai lue sans déplaisir, ça c’est l’effet Gaudé sur moi.Je suis page par page me laissant porter et séduire plus par les mots que par l'histoire.
Cependant je ne peux évoquer cet auteur sans parler
de cet autre livre qui m'a sacrément marqué: « La mort du Roi
Tsongor ». Là je m’ appuie sur mes souvenirs car je l’ai lue il y a
un ptit moment déjà, mais je crois que j’ai trouvé ça merveilleux .
Merveilleux
au sens premier du terme à savoir une histoire étonnante par son étrangeté et
son côté extraordinaire. C’est une histoire d’un autre temps pleine de poésie. C'est une tragédie grecque à l'africaine. une histoire envoutante qui nous emporte comme les chants traditionnels africains peuvent le faire.
coll. : BABEL
date : juin 2005
Court
roman nippon, qui à mon avis est difficilement classable et conseillable (conseillable : mot qui
n’existe pas mais que je veux quand même utiliser). Où alors je suis passer à
côté d’un truc incroyable et là il faut
me le prouver.
Je trouve que c’est un roman neutre, du genre
on peut passer à côté sans le lire c’est pas grave et on peut prendre le temps
de le lire (une matinée y a que 95 pages) et là aussi c’est pas grave.
petit achat de ma dernière brocante.































